TRISTAN ET ISOLDE
  • TRISTAN ET ISOLDE

Partition TRISTAN UND ISOLDE

MDS-SCHED20542
Éditeur SCHOTT MUSIC

Partitions opéras complets, réduction chant et piano.

54,00 €
TTC
Quantité

Description

TRISTAN ET ISEULT

• Partitions opéras complets, réduction chant et piano.


Contenu

- Erster Aufzug

- Erste Szene

- Zweite Szene

- Dritte Szene

- Vierte Szene

- Fünfte Szene

- Zweiter Aufzug

- Erste Szene

- Zweite Szene (Tristan und Isolde)

- Dritte Szene

- Dritter Aufzug

- Erste Szene

- Zweite Szene

- Dritte Szene

- Anhang

- Zweiter Aufzug Zweite Szene T. 563-718

- Zweiter Aufzug Zweite-Dritte Szene T. 1452-1634

- Zweiter Aufzug Dritte Szene T. 1910-1994

 

Friedrich Nietzsche qualifia Tristan et Isolde de « véritable opus metaphysicum de tout art ».

Il faisait ainsi allusion au fait que cet opéra raconte, certes, l’histoire d’un amour tragique et malheureux mais que l’accomplissement de l’amour et ceci constitue une caractéristique essentielle de l’œuvre semble retranché dans une sphère détachée de ce monde et de son intelligibilité rationnelle.

Cette toile de fond repose sur la philosophie pessimiste d’Arthur Schopenhauer que Wagner a découvert au cours de l’automne 1854. Dans le sous-titre, l’œuvre est appelée « action », ce que Wagner comprenait comme une traduction du mot grec « drama ». Cela lui permettait de dire que Tristan n’était pas un opéra au sens traditionnel du terme.

Ce sous-titre résonne pourtant comme une provocation délibérée, car l’œuvre exclut, sur de longs passages, ce qui justement correspond au vocable « action » selon l’interprétation courante, notamment dans le deuxième acte, dans lequel comme Wagner l’a lui-même écrit il n’y a « presque rien à voir ».

L’action se déroule pour ainsi dire à l’intérieur des personnages. Leur psychisme prédomine sur leur apparence physique, l’insaisissable et l’ambiguïté sont plus significatifs que ce qui s’avère intelligible pour la raison humaine.

Ce n’est pas un hasard si Wagner est marqué par l’idée paradoxale, mais extrêmement bien adaptée à sa musique de « l’art profond du silence résonnant » lorsqu’il écrit le deuxième acte. C’est également lors de la composition du deuxième acte qu’il crée la notion de « l’art de la transition », devenue célèbre. Tout comme la non moins célèbre « mélodie infinie », « l’art de la transition » représente bien plus une épreuve pour l’auditeur et surtout une directive et une exi- gence pour le musicien exécutant - qu’une conception propre à l’analyse rationnelle.

Ces notions fort suggestives déterminent la tâche.

Les biographes, parmi les exégètes de Tristan, établissent un lien, évident depuis toujours, entre l’his- toire d’amour de Wagner avec sa muse Mathilde Wesendonck. On ne niera pas que celui-ci demeure superficiel. Toutefois, il est également possible d’avoir une autre vision des faits. On ne peut exclure que Wagner se soit à nouveau laissé entraîner en 1857 par l’amour porté à Mathilde Wesendonck, qui connut sa première apogée dès 1854, car il avait besoin de l’exaltation émotionnelle déclenchée par cet amour comme stimulant pour créer son œuvre.

Wagner connaissait le sujet de Tristan depuis sa jeunesse. Il approfondit cette connaissance lors de son séjour à Dresde de 1842 à 1849 lorsqu’il constitue une bibliothèque importante de littérature ancien- ne qui comprend trois éditions de la légende celtique de Tristan composée par Gottfried de Strasbourg.

Cependant, ce n’est qu’au cours de l’automne 1854 que Wagner s’inspire de ce thème pour créer un opéra. La raison directe et extérieure serait due à l’adaptation du drame par son ami Karl Ritter. Le plan de Wagner consistait, en premier lieu, à élever un « monument » à l’amour, « au plus beau de tous les rêves », comme il l’écrit à Franz Liszt en décembre 1854.

Une ébauche de texte qui aurait été écrite au cours de l’automne 1854 n’a malheureusement pas été conservée. Puis, la conception de l’amour semble avoir changé : « Au plus beau de tous les rêves » succède « l’amour, cette effroyable torture », comme on peut le lire dans une lettre datée du mois d’août 1856.

La situation financière désastreuse dans laquelle se trouve Wagner constitue un deuxième élément déclencheur, lorsqu’au printemps 1857, la maison d’édition Breitkopf & Härtel se retire du projet uto- pique et irréaliste du Ring des Nibelungen [L’Anneau du Nibelung].

Un opéra simple, sans grandes exi- gences et facile à représenter devait l’aider à sortir de cette situation. Tristan et Isolde s’y prêtait bien. Cependant, l’œuvre ne fut pas réalisée aussi rapidement que l’avait escompté Wagner.

En effet, depuis la rédaction de l’ébauche en prose, qu’il débute le 20 août 1857, jusqu’à sa finition, près de deux années s’écoulent. La partition est achevée le 6 août 1859 à Lucerne. Comme elle est gravée au cours de sa réa- lisation, elle peut être éditée en 1860. Or, le calcul de Wagner s’avère faux. L’œuvre n’est ni simple ni facile à représenter.

Bien au contraire : une tentative pour la mettre en scène à Vienne (1861-1863) échoue et lui octroie la réputation d’être impossible à jouer. Même la première représentation de 1865 à Munich avec Ludwig Schnorr von Carolsfeld, admiré de Wagner, dans le rôle-titre ne permet pas à l’œuvre de s’imposer.

Du vivant de Wagner, outre les reprises à Munich, seules ont lieu des représentations à Weimar (1874), Berlin (1876), Königsberg (1881), Leipzig, Londres et Hambourg (1882).

C’est ainsi qu’un mythe est né autour de Tristan. Le caractère exceptionnel de la composition dans laquelle Wagner s’aventura (en terre inconnue) et influença durablement l’histoire de la musique cor- respond aux efforts considérables qui ont dû être déployés pour représenter l’œuvre. Le fait que Schnorr von Carolsfeld chante la partie de Tristan dans son intégralité en 1865 surprend Wagner.

Puis, la mort subite de Schnorr, quelques semaines après la quatrième représentation de Munich, le consterne et lui cause même une frayeur superstitieuse. La nostalgie de la mort qui traverse l’œuvre avait, semble-t-il, affecté ses protagonistes et Wagner se demandait sérieusement s’il ne devait pas la retirer.

Son incertitude à l’égard de Tristan se révèle notamment dans le fait que, jusqu’à la fin de sa vie, il pensera à remanier l’œuvre. Quelques détails nous sont transmis à ce sujet ; ils concernent avant tout les coupures et les retouches liées à l’instrumentation. À ce propos, les versions comprenant des passages d’ossia dans les parties chantées, que Wagner a effectuées pour les répétitions de Vienne de 1861 à 1863, prennent de l’importance.

De telles « transpositions ponctuelles », comme on disait à l’époque, étaient couramment pratiquées au XIXe siècle et comme l’exemple le montre, Wagner ne s’en est pas privé. Il était suffi- samment praticien des arts de la scène pour savoir qu’il serait plus nuisible de garder une note aiguë mal chantée que de la supprimer.

Wagner a également toléré les transpositions de passages plus longs car, pour lui, l’effet musical et théâtral importait plus que la notation musicale alphabétique.

La présente réduction pour piano est conforme à l’édition du Tristan contenue dans l’édition critique des œuvres musicales complètes de Richard Wagner dont la première impression, supervisée par Wagner en personne, s’est avérée déterminante.

Elle a été toutefois totalement corrigée à l’aide de la partition autographe de Wagner, dans les passages où il était nécessaire de la compléter ou d’en rectifier les erreurs (pour de plus amples détails, voir le commentaire critique de l’édition).

***

La réduction pour piano présentée ici dépasse l’édition complète des œuvres, car elle inclut les versions d’ossia évoquées ci-dessus directement dans les parties chantées - en petits caractères.

Celles-ci concernent principalement la partie de Tristan, mais également celles d’Isolde, de Brangäne et de Kurwenal. Elles reposent, d’une part, sur l’édition de Tristan contenue dans l’édition complète des œuvres musicales10, mais proviennent - pour une plus grande part - d’une source qui ne pouvait être prise en compte dans l’édition complète car elle ne lui était pas encore accessible.

Il s’agit en l’occurrence d’une réduction pour piano appartenant au compositeur Peter Cornelius qui, sur ordre de Wagner, jouait le rôle de co-répétiteur pendant les répétitions de Vienne de 1861 à 1863. On peut certainement affirmer que les versions d’ossia qui figurent dans la présente réduction pour piano proviennent bien de Wagner puis- qu’elles sont notées de sa propre main dans certains passages.

La prudence reste cependant de mise. Les versions léguées ici ne sont pas conformes d’un bout à l’autre à celles de la réduction pour piano de l’interprète viennois de Tristan, Alois Ander, et dont on ne connait que certains extraits.

En outre, il semble que ces versions d’ossia ont servi à l’expérimentation. Dans quelques passages, plusieurs d’entre elles sont disponibles (voir, p.ex. l’acte III, M. 681 et suiv.).

Pour Wagner, la plupart d’entre elles n’auront représenté que des solutions de dernier recours. Pourtant on a également découvert des nouvelles versions qui ont leur propre caractère et valent tout à fait la peine d’être prises au sérieux, c’est-à-dire, d’être

interprétées.

Pour citer quelques exemples : Acte II, M. 1367 et suiv. (nouveau texte), Acte III, M. 645 à 650 (nouveau rythme), M. 987 et suiv. /1073 à 1076 (nouvelle composition).
Les indications pour l’exécution provenant de l’exemplaire personnel sur la partie de Tristan de Ludwig Schnorr von Carolsfeld, qui a lui-même tenu ce rôle lors de la première représentation de Munich en 1865, à savoir – comme évoqué précédemment – à l’entière satisfaction de Wagner, apportent des infor- mations complémentaires. Ces indications sont également issues de l’édition de
Tristan contenue dans l’édition complète des œuvres de Wagner ; elles figurent entre crochets.

En outre, nous devons prendre en compte le fait que, dans Tristan, Wagner a expérimenté les coupures comme il ne l’avait jamais fait dans aucune autre de ses œuvres après Tannhäuser. Cinq coupures sont indiquées en chiffres romains. Wagner les a écrites de sa propre main ou les a approuvées. Selon le témoignage du chef d’orchestre Hermann Levi, il en déclara même deux comme définitives (II : Acte II, M. 933-1036 et III. 1 : Acte III, M. 350-418). Pour de plus amples détails, voir la liste de la note 14 ainsi que l’édition complète.

Enfin, l’annexe mentionne trois passages transposés, issus de l’acte II ; les deux premiers effectués par Hans von Bülow pour la reprise de l’œuvre à Munich en 1869 et le troisième par Wagner lui-même au cours de l’année 186116.
Nous avons renoncé à l’ajout des retouches relatives à la dynamique de l’orchestre que Wagner avait ordonnées pour la première représentation en 1865
17.

Le lecteur intéressé découvrira d’autres informations sur la création et l’interprétation de l’œuvre dans le volume des documents indiqué à la note 2 de l’édition complète des œuvres de Richard Wagner.

Détails du produit
WAGNER Richard
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