Partitions opéras complets, réduction chant piano
GOTTERDAMMERUNG
• Partitions opéras complets, réduction chant piano
Éditeur: Schott Music
Contenu 
- Vorspiel
- Zwischenspiel (Siegfrieds Rheinfahrt)
- Erster Aufzug
- Erste Szene
- Zweite Szene
- Dritte Szene
- Zweiter Aufzug
- Vorspiel
- Erste Szene
- Zweite Szene
- Dritte Szene
- Vierte Szene
- Fünfte Szene
- Dirtter Aufzug
- Vorspiel
- Erste Szene
- Zweite Szene
- Dritte Szene
Dans la Tétralogie Der Ring des Nibelungen [l’Anneau du Nibelung], que Wagner qualifia de « Festival scénique en un prologue et trois journées » dans le sous-titre, Götterdämmerung [Le Crépuscule des dieux] constitue la « troisième journée », c’est-à-dire la quatrième et dernière partie du cycle.
La genèse de l’œuvre s’étend de 1848 à 1874 et est ainsi à l’extérieur identique à celle de l’ensemble de la Tétralogie. En réalité, Wagner a commencé à écrire Götterdämmerung intitulé différemment dans la première version, à savoir Siegfried’s Tod [La Mort de Siegfried] en premier et l’a achevé finalement en dernier.
Cependant, le début des travaux consacrés à cette œuvre n’indique pas qu’il s’agit du début des travaux de la Tétralogie. Le concept de cette œuvre naît seulement au cours de l’automne 1851.
Lorsque Wagner rédige le livret de Siegfried’s Tod en novembre 1848 alors qu’il était maître de chapelle à la cour de Dresde à cette époque il pense n’écrire qu’un seul opéra.
Une idée qu’il poursuit même après la révolte de Dresde en 1849, qui échoua et à laquelle il prit part, puis après sa fuite en Suisse. Au cours de l’été 1850, il commence la composition de Siegfried’s Tod à Zurich mais interrompt rapidement son travail.
À peine un an plus tard en mai 1851 il développe le plan d’un double drame : Siegfried’s Tod doit devenir plus cohérent et plus pertinent grâce à l’antéposition d’une deuxième pièce intitulée Der junge Siegfried [Le jeune Siegfried] (plus tard uniquement : Siegfried).
Mais cet ajout ne satisfait pas non plus les exigences dramatiques et dramaturgiques de Wagner. En novembre 1851, il rédige des premières esquisses de texte pour Das Rheingold [L’Or du Rhin] et Die Walküre [La Walkyrie].
En 1852 suivent les livrets relatifs à ces œuvres. La primauté donnée aux trois autres œuvres a naturellement eu des conséquences considérables sur le contenu de la quatrième. C’est pourquoi, Wagner la revoit en 1852 certaines parties même complètement.
Siegfried’s Tod représente donc beaucoup plus qu’une simple préforme de Götterdämmerung, c’est une œuvre à part entière.
Après la publication des livrets pour le Ring dans une impression privée de 1853, Wagner commence à rédiger la composition, cette fois, dans l’ordre : Das Rheingold 1853-54, Die Walküre 1854-56, Siegfried (1er et 2e actes) 1856-57.
Néanmoins, avant de pouvoir intégrer le 3e acte de Siegfried, le projet du Ring doit être abandonné, car aucune perspective de publication ni de représentation ne se présente ; l’œuvre ne promet donc, a fortiori, aucun profit.
Wagner écrit à la place Tristan et Isolde (1857-59) et Die Meistersinger von Nürnberg [Les Maîtres chanteurs de Nuremberg] (1861-67). Ce n’est qu’après la première représentation des Meistersinger, en 1868, que Wagner reprend, enfin de façon continue, ses travaux sur le Ring, auquel il ne s’était consacré qu’occasionnellement auparavant.
Lorsque les esquisses de composition de Siegfried sont achevées, Wagner commence à composer Götterdämmerung en octobre 1869 à Tribschen près de Lucerne. La partition est achevée le 21 novembre 1874 à Bayreuth.
Son titre « Le Crépuscule des dieux », qui avait déjà été utilisé en littérature, comme par exemple chez Eichendorff et Heine, est évoqué pour la première fois par Wagner en 1856 et devient officiel et définitif au plus tard en 1863, l’année de la première édition imprimée du Ring des Nibelungen.
Une année et demie après l’achèvement de la partition, le 17 août 1876 a lieu la première interprétation de Götter- dämmerung au Festspielhaus de Bayreuth [Palais des festivals de Bayreuth] dans le cadre de la première représentation du cycle Der Ring des Nibelungen. Richard Wagner en assure la régie et l’orchestre est dirigé par son assistant de longue date, Hans Richter.
Le fondement de Götterdämmerung rappelle en apparence l’histoire de la chanson médiévale Nibelungen- lied [La Chanson des Nibelungen]. En choisissant ce thème, Wagner se conforme à l’air du temps ; Felix Mendelssohn Bartholdy et Robert Schumann, pour ne citer que ces deux compositeurs, songent également à créer des opéras sur le thème des Nibelungen.
Dans le cas de Wagner, l’apparence trompe. L’action principale, à savoir les interactions entre Siegfried, Hagen, Gunther et Brunhilde, correspond dans ses grandes lignes au Nibelungenlied or, le fait que la sœur de Gunther ne s’appelle pas Kriemhild comme dans la Chanson, mais Gutrune, montre clairement que Wagner suit un autre concept.
Dans le Nibelungenlied, Siegfried est également le fils de Sigmund et Sieglinde, mais en aucun cas l’enfant d’une relation incestueuse comme chez Wagner, et il n’a pas non plus de lien marital avec Brunhilde.
Dans l’épopée moyenâgeuse, Hagen n’est ni le fils d’Alberich ni le demi-frère illégitime de Gunther, et Alberich, qui devient le personnage central dans l’œuvre de Wagner, ne joue qu’un rôle totalement secondaire dans le Nibelungenlied. On y recherche vainement l’anneau qui caractérise l’évènement.
On pourrait poursuivre ainsi la série des divergences entre les deux histoires. Celles-ci prouvent bien que Wagner n’a pas utilisé le Nibelungenlied comme thème, mais s’en est servi en quelque sorte comme d’une mine de personnages, de constellations de personnes, d’actions et de thèmes d’action particuliers etc..
Le fait que Wagner remplace le christianisme du Nibelungenlied par la mythologie et la croyance aux dieux de provenance germanique ou autre, constitue un élément central. Ceci explique pourquoi les nornes et les walkyries peuplent Götterdämmerung et pourquoi il est question de Wotan et Loge.
Ceci explique aussi pourquoi il n’y a pas de querelle entre Brunhilde et Gutrune alias Kriemhild lorsqu’il est question de céder le passage au moment de l’entrée dans l’église (Wagner avait déjà repris cette idée dans Lohengrin).
Un autre aspect vient s’ajouter à ces derniers. À l’égard du compositeur danois Niels W. Gade, qui a également écrit un opéra sur les Nibelungen, Wagner aurait dit : « Je dois avoir recours à vos poèmes nor- diques anciens, consacrés à Edda, ils sont beaucoup plus profonds que nos poèmes médiévaux ».
La saga des Völsungar constitue donc l’une des sources principales de Wagner. Or, comme avec le Nibelungenlied, elle n’a pas servi de thème à Wagner, mais seulement de vivier pour les événements, les carac- tères, les motifs etc.. Ceux-ci ont été extraits de leur contexte original et réutilisés dans de nouvelles situations.
Wagner procède de la même façon en puisant dans les contes des Frères Grimm ou dans l’Antiquité. Les nornes constituent un exemple évocateur de ce type de combinaison. En tant que personnages, elles sont issues de la mythologie nordique ancienne, mais le fait qu’elles tissent et filent remonte à l’Antiquité. Cela signifie sans équivoque que le mythe raconté par Wagner dans le Ring des Nibelungen et dans Götterdämmerung est certes ancien dans ses détails mais nouveau dans son intégralité.
La présente réduction pour piano est conforme à l’édition de la partition de Götterdämmerung issue de l’édition critique des œuvres musicales de Richard Wagner (Richard Wagner, Œuvres complètes, Volume 13, I-III, publié par Hartmut Fladt, Mayence 1980 et suiv.).
Ce n’est pas Wagner en personne qui s’est chargé de la première impression de la partition aux éditions B. Schott’s Söhne, Mayence (numéro de plaque 21953), parue au cours de l’été 1876, mais le chef d’orchestre Hermann Levi. Elle présente de nombreuses divergences par rapport à la partition autographe.
Or on ne peut pas imaginer qu’elles aient fait partie des intentions de Wagner. C’est la raison pour laquelle l’édition critique repose essentiellement sur la partition autographe de Wagner. Les quelques modifications qui ont été effectuées lors des premières représentations de l’œuvre en 1876 sont indiquées dans les notes de bas de page.
Le lecteur intéressé trouvera une documentation détaillée des ajouts et modifications effectués par Wagner lors des répétitions pour les premières représentations et qui ont été notés par ses assistants, notamment par Heinrich Porges, dans : Richard Wagner, Sämtliche Werke [Œuvres complètes] Volume 29, III Dokumen- te zur Aufführung des Bühnenfestspiels Der Ring des Nibelungen [Documents relatifs au Festival scénique L’Anneau du Nibelung], publié par Christa Jost.
Partitions opéras complets, réduction chant piano