Éditions Fortin
Notice explicative sur le peintre Steinlen et sur les "petits formats"
Contenu du recueil :
Boul'vard des Capucines
À la Barrière
Dans l'XVIIIème
À la Trinité
Au Jardin du Luxembourg
Au Quartier Bréda
Sérénade Montmartoise
J'te vas coller un paing !
Chez Steinlen, l’œuvre est à l’image de l’homme : forte et généreuse. Sa production, considérable, se situe à l’opposé d’un art décoratif. Elle s’exprime dans toutes les disciplines des arts plastiques : dessin, gravure, peinture, sculpture, illustration, caricature, affiche... La rue est la source principale de son inspiration. Les acteurs de ce théâtre du quotidien sont les gens du peuple, les midinettes et les ouvriers, les lorettes et les vagabonds. Il met en scène leur histoire, leurs peines et leurs amours, avec une complicité fraternelle. Sa série des Parisiennes en est le meilleur exemple.
Une des démarches de Steinlen est de révéler la beauté et la vraie noblesse qui se cachent sous les apparences, une autre est de mettre en lumière les conséquences flagrantes d’une société injuste. Mais il ne pratique pas l’ironie mordante de Forain ou de Willette : son dessin n’est jamais cynique ni accusateur. Il n’est pas non plus un peintre témoin de son temps, il ne décrit pas le décor de son époque : il arrache les images vives du monde qui l’entoure pour les brandir et réveiller les consciences. Ces préoccupations, traduites par un artiste médiocre, auraient produit une œuvre laborieuse, teintée de misérabilisme. Le génie de Steinlen préserve la sienne d’un tel avatar.
8 partitions avec ligne mélodique et paroles