LES TENDRES BADINAGES
  • LES TENDRES BADINAGES

Partition LES TENDRES BADINAGES

*YLC004
Éditeur YLC Flûte Edition
Pièces du XVIIIème siècle. Grande flûte et flûte alto obligée
26,00 €
TTC
Quantité

Description

Pièces du XVIIIème siècle
Grande flûte et flûte alto obligée

Ce recueil de pièces du XVIIIème siècle, bien connues des flûtistes et arrangées pour ensembles variables de flûtes traversières, se présente un peu comme un hommage à Michel Blavet qui, bien qu’autodidacte et gaucher tenant sa flûte à gauche, n’en fut pas moins le plus fameux virtuose de son temps. Nommé flûtiste à l’Opéra de Paris en 1740, il est l’auteur en 1752 du premier opéra bouffe français, « Le Jaloux corrigé », parodie de l’intermède « La serva padrona » de Giovanni Battista Pergolesi. Rappelons ici que c’est la reprise cette même année de l’intermezzo de Pergolèse qui fut à l’origine de la Querelle des Bouffons, voyant s’affronter par gazette interposée les partisans d’un renouveau dans l’opéra, insufflé par la légèreté de l’opera buffa italien, derrière le philosophe Jean-Jacques Rousseau, aux adeptes d’une tradition plus française héritée de la tragédie lyrique lulliste, réunis derrière le compositeur Jean-Philippe Rameau.La qualité du jeu de Blavet était telle qu’elle fit écrire à Hubert Le Blanc, dans sa « Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle » (Amsterdam, 1740) :« Cependant, malgré tous ces avantages, le violon rencontra dans la flûte traversière une émule, au point où il ne s’attendait pas, et qui rabattait bien de la bonne opinion qu’il avait conçue de son propre mérite, & donnée aux autres sur la nature du son qu’il tirait. La flûte se trouva mieux déclamée que le violon, être plus maîtresse d’enfler ou faire des diminutions. Après la fin du concert on en remporta cette opinion que la flûte, jouée par Blavet s’entend, est préférable au premier violon lorsqu’il s’agit d’imiter la voix, qui ne saurait, comme chacun sait, faire plusieurs tons à la fois ».Ou encore François de Neufchâteau, dans son « Éloge de Monsieur Blavet » (Paris, 1770) :« On n’avait jamais entendu, sur la flûte traversière, que de très petits airs dénués d’expression qui ne demandaient qu’un peu de naturel et d’aisance que donne l’habitude. On ne soupçonnait pas même la perfection dont cet instrument était susceptible et dont il fut redevable à M. Blavet. Cet illustre musicien sut en tirer tous les accords les plus agréables dans ces sonates et concertos, avec une exécution nette et rapide, exacte et brillante dont personne encore n’avait donné l'idée. En un mot, les sons de la flûte traversière devinrent sous ses doigts, l’imitation parfaite d’une belle voix, et le charme des oreilles sensibles ».
Gageons que ces badinages, qu’ils soient folâtreries, divertissements peu sérieux ou jeux d’enfants selon Antoine Furetière, amusements ou plaisanteries selon Alain Rey, participent, à travers cette manière toujours élégante et agréable de s’exprimer propre au siècle des lumières, à la formation des petits Blavet en herbe des temps futurs.

 

 

Contenu : Blavet, Hotteterre…

Niveau : Fin C1 / Début C2

Détails du produit
LE CORRE Yann
*YLC004

Références spécifiques

Avis

Donnez votre avis

LES TENDRES BADINAGES

LES TENDRES BADINAGES

Pièces du XVIIIème siècle. Grande flûte et flûte alto obligée

Donnez votre avis

Suivez-nous sur Facebook